Suis-je victime de violences ?

Une femme se protège le visage avec ses avant-bras
© Alain Bachellier

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la violence est l’utilisation (intentionnelle) de la force physique, de menaces à l’encontre des autres ou de soi-même, contre un groupe ou une communauté, qui entraîne ou risque fortement d’entraîner un traumatisme, des dommages psychologiques, des problèmes de développement ou un décès.

 

Les violences faites aux femmes ne s’arrêtent pas aux violences physiques. Il existe d’autres types de violences (par exemple, violences psychologiques, violences sexuelles, violences administratives, économiques et financières, violences médicales, médicamenteuses, maltraitance civique, etc.).

 

Quelle qu’en soit la forme, toutes les violences sont interdites par la loi et vous n’en êtes jamais responsable.

Connaître votre propre valeur

Votre personnalité, comme tout le monde, a ses qualités propres et ses points faibles.

Le handicap (qu’il soit moteur, sensoriel, mental, ou autre ; qu’il soit de naissance, dû au vieillissement, à un accident ou à une maladie, etc.) engendre certaines difficultés spécifiques.

Vous êtes une personne. Les problèmes ne doivent PAS être une source de mépris, d’oubli, d’indifférence ou de violences à votre égard.

Être informée, soutenue, assistée doit s’organiser : Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), institution, administration, association, etc.

Repérer la violence exercée sur vous

1. L’agresseur fait régner un climat malsain, de terreur

À la maison (mari, compagnon ou autres proches) : reproches pour des tâches mineures (« le ménage mal fait », « la cuisine trop salée »), bousculades, cris et insultes, ordres et menaces… 

Au travail (collègue, cadre hiérarchique, prestataire) : atmosphère « invivable » : jugement incessant, méchanceté, disqualification, isolement…

Dans l’entourage (immeuble, rue, etc.) : querelles de voisinage, malveillance face à tel handicap, etc.

  • Repérez l’aspect systématique, répété, injuste, ou encore dégradant de ces situations
  • Prenez conscience de leur violence à votre égard

Il n’y a pas à « s’habituer » et à tolérer ce mode de relation qui dure.

Ces individus autoritaires, agressifs, menteurs, hypocrites cachent bien souvent une personnalité faible, préférant dominer l’autre – Vous, Femme Handicapée – et exercer leur pouvoir pour masquer leurs failles.

→ Vous n’êtes pas responsable de leur mal-être.

2. L’agresseur accentue ses attaques.

Tout « va mal » à cause de vous

→ Vous êtes victime de violences avérées

  • Les violences visibles : claques, frappes (cocards, bleus), coups de pied sur diverses parties du corps, cheveux empoignés arrachés, brulures de cigarettes…
  • Les violences « invisibles » (aux yeux des autres) plutôt psychologiques : propos dénigrants, tâches humiliantes, restriction  alimentaire ou financière, jalousie insupportable… Ces violences sont inacceptables et aussi difficiles à supporter que les violences physiques.

C’est facilement « parole contre parole », mais sachez que, bien souvent, les gens (amis, voisins, famille) comprennent certaines choses et attendent que vous en parliez… pour intervenir.

  • Les comportements pervers : vous assumez votre rôle de votre mieux mais cela ne suffit jamais. Votre soi-disant incompétence est constamment soulignée et objet de « corrections », « pour votre bien » ; il manipule les enfants ; il ment avec aplomb et s’amuse de tromper l’entourage ; sa virilité justifie son appétit sexuel…

 N’ayez ni honte, ni culpabilité face à votre agresseur, c’est lui le coupable.  

Vous n’êtes pas cette personne « nulle », « battue », « ce poids » dû à un handicap, mais vous êtes bien une personne unique, normalement existante. 

S’il y a un « être lamentable », il s’agit bien de l’agresseur.

3. Monsieur vous « aime », vous « considère » ! ... Vraiment ?

  • Après un assaut sexiste ou sexuel au bureau, après une scène violente à la maison, viennent (éventuellement !) les roses, les excuses et la promesse de ne pas recommencer. Vous avez tendance à espérer, mais…
  • Il recommence, le scénario se reproduit « pour des riens », à son profit.

Vous décryptez… un comportement d’emprise. Que l’ « amour » soit passionné (l’impulsif), acharné (le performant satisfait de lui-même), froid et contraignant (le parano, le raisonneur), insistant (le frustré, l’égoïste), indécent (le pervers, le sadique…), rien ne justifie ces attitudes qui n’ont pas leur place dans une vie affective respectueuse.

– Il n’y a aucune obligation à satisfaire « un devoir conjugal » ; votre non-consentement est votre droit.

→ Vous n’êtes pas cette personne soumise, réduite à un objet sexuel.

→ Votre refus, votre non doit stopper les gestes déplacés, une sexualité exigeante ou imposée.

Contact

Écoute violence femmes handicapées

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LUNDI DE 10H À 13H ET DE 14H30 À 17H30
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